LES CAMPAGNES

 

Les campagnes... Mais en quoi consistent-elles ? Où et quand se déroulent-elles ? Quelle est leur utilité ? Cette section est consacrée à toutes ces questions auxquelles nous essayerons d'apporter des réponses...

 

OBJECTIF : Les campagnes PELGAS ont pour objectif de faire un suivi de la répartition et de l'abondance des espèces pélagiques qui sont pêchées dans le golfe de Gascogne. L'anchois est l'espèce cible pour deux raisons : parce qu'elle est au centre de l'écosystème pélagique et parce qu'elle représente un enjeu economique et social important dans la pêche française. Les campagnes sont menées dans le cadre européen, celui de la DCR (Data Collection Regulation) qui collecte les informations permettant de définir le nombre de poissons qui pourront être pêchés l'année suivante afin d'éviter la surpêche et d'assurer la survie de l'espèce.

 

QUAND et OÙ ? Les campagnes PELGAS (PÉLagique GAScogne) ont été menées chaque année depuis 2000 dans le Golfe de Gascogne. Cette image représente les parcours prospectés par le bateau (ce sont les radiales) et les captures effectuées cette année là (ce sont les chalutages)

Les radiales : Leurs trajets sont représentés par les traits en pointillés et  chaque trajet est effectué à 12 milles nautiques (environ 22 km) du précédent, il faut également que ces trajets soient aussi identiques que possible d’une année sur l’autre. Le bateau effectue ces trajets à une vitesse de 10 nœuds et uniquement de jour (car la nuit les bancs se dispersent en surfaces sont difficilement observables au sondeur). Les chercheurs utilisent en permanence le sondeur pour détecter les bancs de poissons et effectuer un chalutage pélagique si necessaire.

Les stations radiales : Ce sont les endroits où les chercheurs se sont arrêtés (de jour uniquement) afin d’effectuer des chalutages (environ 2 ou 3 chalutages par jour) permettant d’identifier les poissons du banc et d’en estimer les proportions lorsqu’il y a plusieurs espèces. Chaque chalutage est effectué par les pêcheurs et met ensuite en action l’autre équipe du bateau qui est celle des scientifiques.

 

 RÉSULTAT

Nous pouvons voir sur ce graphique que depuis quelques années les effectifs d’anchois sont en baisse. Ce graphique permet un suivi de cohorte, par exemple les poisons ayant un an en 2000 (et ayant survécu) ont deux ans en 2001 et trois ans en 2002 et cætera. Nous pouvons aussi constater qu’il n’y a aucune loi qui, connaissant le nombre de poissons d’une année, permettrait de calculer le nombre de poissons qui seront présents l’année suivante. Cette évolution est totalement imprévisible, et elle dépend du recrutement :
Prenons par exemple la cohorte qui avait 1 an en 2000(le recrutement correspondant à la ponte l’année 1999). Entre 2000 et 2001 ses effectifs ont beaucoup chuté mais ont moins diminué entre 2001 et 2002. À quoi est due cette différence ? Elle est probablement liée au fait que la mortalité naturelle et la pêche varient d’une année sur l’autre.
D’autre part le nombre de poissons d’au moins un an, et donc en âge de pondre une année devrait conditionner le nombre de poissons âgés d’un an l’année suivante. Et là, le problème est qu’il est impossible de relier ces deux nombres.